vendredi 1 avril 2011

Comparaison : la déforestation en Asie

Les pays d’Asie du Sud-est sont tous victimes du phénomène de la déforestation à une très grande échelle. Toutefois, chacun de ces pays connaît le problème sous une forme différente.
Le Cambodge est la première victime puisque 97% des besoins domestiques en énergie y sont couverts par le bois que la population utilise pour se chauffer et cuisiner. Cette problématique est donc éminemment présente dans la vie quotidienne des cambodgiens, ce qui en facilite l’observation. Par ailleurs, la carbonisation intensive du bois est également à l’origine d’autres effets indésirables, tels que l’émission de CO2 dans l’atmosphère et les maladies pulmonaires et oculaires.
En Thaïlande, plusieurs facteurs macroéconomiques ont un impact prépondérant sur la déforestation. Il s’agit principalement de la construction de routes, de la pression démographique et des facteurs géophysiques.
En Birmanie, la déforestation est principalement due au pillage des forêts par des entreprises d’exploitation forestière étrangères. Chaque année, plus de 95% des exportations de bois birman sont ainsi illégalement orchestrées par des sociétés chinoises. Cela concerne notamment le teck, un bois rare dont 80% des réserves mondiales se trouvent en Birmanie.
L'impact écologique est évident (effet de serre, appauvrissement des sols, réduction des zones de frayères en forêt inondée, …) ; les répercussions économiques également.
Dans toute l’Asie du Sud-est, des nombreuses initiatives ont été prises qui visent à freiner la déforestation. Celles-ci sont menées tant par des ONG à vocation internationale que par des associations locales. Ainsi, au Cambodge, il s’agit en majorité de programmes de réduction de la consommation de bois par la diffusion de fours et foyers économes, et de formules alternatives utilisant des résidus agricoles comme combustibles.
Dans le reste de l’Asie, la situation est liée à de grands programmes de colonisation, à une récolte intensive de bois d´oeuvre, à l´expansion de l´agriculture commerciale et à l´empiétement continu de terres boisées par l'agriculture itinérante. Ce qui est tragique, c´est que la plupart de ces terres déboisées ne conviennent pas, à long terme, à l´établissement de cultures ni de pâturage et qu´elles se dégradent rapidement une fois que les arbres ont été coupés et brûlés. De fait, à travers les tropiques, très peu des terres boisées qui demeurent ont quelque potentiel que ce soit pour une agriculture durable.
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